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--------------- : Autre exemple,
celui de Charles Martin. Un provocateur-né, comme en attestent
ses deux cuvées, Les Couilles du Chien (un sauvignon) et
Mes Couilles en Or (un merlot), pieds de nez aux winemakers
australiens « à l'ego démesuré .. Ce Gallois de 43 ans est
arrivé en 1987 pour travailler au château de la ]aubertie
(chez Nick Ryman) après avoir vinifié en Australie et en
Nouvelle-Zélande. Il s'établit en 1994 dans le Bergeracois.
Une maigre fortune en poche (22 867 euros), il obtient un
prêt jeune agriculteur, prend des vignes en fermage et "
essaie tout " pour commercialiser son vin. En France,
il se sent à son aise: "je suis contre les règles:
elles empêchent l'expérimentation et l'expression personnelle"
. Alors; il demande des dérogations pour élaborer ses moelleux
et liquoreux, plante des parcelles en faisant fi des décrets
(8 800 pieds à l'hectare, 2 mètres entre les rangs pour
laisser passer les tracteurs, 50 cm entre les pieds).
" Le système est très contraignant, mais il faut savoir
jouer avec", s'amuset-il.
En France, les étrangers ne se plaignent pas des contraintes
administratives qui font fuire les Français. Et même si
c'est parfois la galère, ils ne regrettent ni le ciel pluvieux
de Londres, ni les sommes englouties. Ils réalisent leur
rêve, tout simplement. .
La Revue du Vin de France Decembre 2002 /Janvier 2003 |
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One of growing band of English growers in the region, Charles
Martin of Château de la Colline, is also looking to high-density
planting - at 5,4000/ha - but, allowing for mechanised working,
his vines are 50cm apart in 2-metre rows. "This naturally
reduces yields through competition, giving small bunches.
The head stock is knee-high and we trellis to 2 metres to
give a canopy to increase transpiration.
Using vineyard mapping we are planting to suit the soils which
have fantastic potential."
Martin has been pushing up the quality of his top wines with
two special cuvées - Calista, a 100 per cent Sémillon, and
Carminé, a 76:24 Merlot: Cabernet Sauvignon blend. Neither
is produced from specific blocks, but is selected from the
best grapes of the year. |
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A more traditional Bergerac producer is Englishman Charles
Martin - coincidently the husband of Gerrita. He has been
working in the area for many years, first with the Rymans
at Château de la Jaubertie and now on his own estate, the
19ha Château de la Colline. He has been at the forefront ofinnovation
in the region and has now developed a system of very high-density
planting - 8,000 vines/ha - that still allows mechanical pruning.
Other experiments have included this year the use of electricians'
wire snippers to encourage "passerillage" of the
grapes by snipping the stalks, and next year he plans to trial
a mildew control spray with the active ingredients derived
from plants which grow naturally in the vineyard. "I'm
looking for any kind of biological label," he said, "but
research is needed to understiand why some grapes can remain
healthy during an attack of botrytis." .
Martin also bought a 1m deep by 3m wide swimming pool to use
for the maceration of the Merlot - providing a fast, extremely
good extraction as a result of the thin, punched-down cap
and warm fermentations. "The results were amazing,"
he said. "I think I may buy another five for next year!"
He added: "The quality of the 2000 wines are excellent
- it was a great vintage. The dry whites are à great expression
of what Sémillon can do when the grapes are really ripe and
the reds are some of the best fruit-driven wines I have ever
made."
With the general acceptance that 2000 was a good, ripe vintage
across the South-West, perhaps the weather has been kind to
the growers, allowing them to show what their individual terroirs
are capable of, and rekindle interest in their wines. |
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Nous avions connu Charles Martin en régisseur du château
de la Jaubertie. Le voici désormais installé sur ses propres
terres depuis 1994.
Anglais d'origine galloise (l'une ou l'autre racine , est
mise en avant en fonction des résultats des matches du tournoi
des cinq nations: cette année, il était donc surtout gallois),
il transforme ses essais avec la tranquille assurance d'un
buteur chevronné. Porté sur les cépages blancs (qui couvrent
10 des 17 hectares du domaine, surtout en sémillon, le reste
se partageant entre sauvignon et muscadelle), il a pourtant
particulièrement réussi ses vins rouges en 1998.
Charles Martin a bénéficié pour cela d'un avantage particulier.
Plantés sur silex, ses cabernet sauvignon mûrissent très vite
(de 12 à 12,5 degrés) et ont même été ramassés cette année
avant les merlots (de 12 à 13 degrés), le 3 octobre pour les
premiers, le 9 pour les seconds.
Pour ses vins blancs comme pour ses rouges, Charles Martin
jouit d'une rente exceptionnelle. Alors que, par le passé,
les vignerons du Bergeracois ont souvent arraché un rang de
vigne sur deux pour faciliter la mécanisation (les meilleurs
d'entre eux replantent actuellement le rang disparu, ce qui
les oblige à dédoubler leurs vendanges), Charles Martin a
acheté des vieilles vignes plantées à 5500 pieds par hectare.
Il replante actuellement à 8 800 pieds pour le sérnillon et
à 7 500 pieds pour les cépages rouges. De petits rendements
(enherbement* total), un beau travail de cave et d'élevage
en fût donnent, au coude à coude avec La Tour des Gendres,
les plus beaux vins du millésime...
Bergerac rouge
La robe noire se montre brillante. Le nez net et frais porte
sur des notes poivrées. La bouche élégante, nerveuse, semble
très bien dessinée, avec une grande qualité de tannins. Il
s'agit d'un vin marqué par le merlot, savoureux, équilibré
et très fruité.
Bergerac rouge Cuvée Carminé .
La robe apparaît colorée et brillante. Le nez évoque le boisé,
le grillé. La bouche s'avère ample, mûre, typique du merlot.
Une belle matière extraite avec mesure habille avec élégance
une forte charpente alcoolique. Ce vin de grande promesse,
équilibré, ne se laisse pas dominer par son boisé - par ailleurs
de grande qualité. |
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Un rien provocateur,
Charles Martin(pronocer Tcharls Martine) n'a pas trouvé
mieux qu'un coq comme emblème pour son vin. Coq gallois
ou coq français? Lui, en tout cas,est Gallois,mais son vin
est français. Après avoir fait ses classes en Australie
et en Nouvelle-Zélande, Charles a vinifié chez un
Anglais, Nick Ryman ,propriétaire d'un château à Bergerac.
C'est dans
ce vignoble du Périgord qu'il décide de poser son pressoir,
en1992. Avec sa femme, il achète une petite maisson
de pierres à Thénac ,entourée de verdure et de vignes, qu'il
restaure entièrement et baptise le Château de la Colline.
Comme Charles
Martin, de plus en plus d'Européens du Nord- Gallois, Anglais,
Belges, Hollandais, Suédois -, mais aussi des Américains,
choisissent la France pour devenir vignerons. Mais pourqui
Bergerac?
Better be
a big fish in a small pond
(mieux vaut être
un gros poisson dans une petite mare) |
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